Les vieux fourneaux, Lupano, Paul Cauuet


« Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d’enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un œil tourné vers un passé qui fout le camp, l’autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le cœur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu’il n’y a pas d’âge pour commettre un crime passionnel. » (Résumé du tome 1)

Bon la réputation de cette série n’est plus à faire, Lupano et Paul Cauuet nous offrent une belle série sur nos seniors dont le premier tome a été récompensé à Angoulême par le prix du public Cultura.

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1-La boisson : Pour la boisson, je vous propose une ambiance « humour de petits vieux » avec la tisane « Anti-Rouille » de la marque les deux marmottes. C’est par ici. Elle aide à « se protéger des effets du temps » et elle s’accorde parfaitement avec le thème de ces bandes-dessinées.

2- L’ambiance du cocon : Cette série, par ses représentations de la vie rurale,  m’évoque vraiment la vie campagnarde. Du coup, je vous proposerai bien de lire ces ouvrages dans une vieille maison à la campagne : en hiver,  au coin du feu, couverture sur les genoux dans un fauteuil « rocking chair » ; en été, adossés à un arbre au bord d’un champ sur une petite nappe en vichy rouge. (Ok là on atteint peut être la limite du kitch).

chronique

            J’ai d’abord été attirée par le thème de ces livres. Peut être que ma culture me fait défaut, mais je trouve qu’il est rare que nos aînés soient au centre d’une intrigue de façon générale et notamment dans la bande dessinée. Je dois avouer que Lupano et Paul Cauuet abordent ce sujet avec beaucoup d’humour et d’intelligence. Ainsi, ils évoquent les problématiques de la vieillesse, le deuil, l’amour, la mémoire, l’engagement politique et syndical, l’environnement, et ils confrontent les points de vue des seniors et de la nouvelle génération. Néanmoins, ce qui m’a paru intéressant dans leur posture c’est l’absence de moralisation. Ils nous invitent à réfléchir sur les rôles de chacun dans des sujets tels que l’économie, la politique ou le réchauffement climatique en abordant les espoirs, réussites et erreurs de chaque génération. Et je dois dire qu’ils avancent des arguments intéressant, et alimentent la réflexion. Lupano et Cauuet font également des allusions aux préjugés sur les personnes âgés et aux situations de la vie courante dans les échanges générationnelles (telles que la phrase « il faut changer le monde les jeunes », ou encore l’admiration des personnes âgées pour les femmes enceintes…). Cela nous permet de prendre un peu de recul, de comprendre la posture de chacun pour mieux vivre ensemble avec moins d’aigreur. Elle nous inculque une piqûre de rappel sur la singularité et l’humanité de chacun de nos aînés, dans un monde où l’on aime généraliser sur cette génération un peu mal-aimée.

Ainsi, cette série nous rappelle que nos aînés ont à apprendre de nous tout comme  nous pouvons nous nourrir de leur expérience. Les flash-back, en noir et blanc, sont émouvants. Les personnages sont caractériels, touchants et humains.

Enfin, les dessins dépeignent des protagonistes bien caractérisés physiquement parlant. Les postures, les mimiques, les manières d’être au monde des personnages sont réalistes ce qui établit une proximité entre le lecteur et les personnages.

Bref, on dit qu’il y a des vieux qui donnent envie d’être vieux, Pierrot, Mimile et Antoine font partie de ceux-là.

Et là, c’est le moment où je relis mon article et ou je me rends compte qu’on croirait que cette bande dessinée est hyper sérieuse donc C’EST DRÔLE !!!!!

Et vous votre avis? Un cocon?

PS: le dernier tome est sorti!?

A propos thereadingcocoon

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